Blettes – idées et 2 recettes !

Regardez ces blettes vigoureuses, feuilles d’un vert profond et éclatant!

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J’ai commencé à détourner les recettes de blettes lorsque j’habitais en Australie car les Aussies cuisinaient seulement les feuilles et jettaient les côtes alors que nous faisions l’inverse. J’en parle au passé car cela fait plus de 15 ans et depuis tout le monde mange côtes et feuilles.

Les blettes ou bettes font partie des légumes qui prennent régulièrement de la place dans mon frigo, je les achète au marché super fraîches chez Monsieur Lavorel. A partir de fin juin il a même une autre variété qu’il nomme « blettes à tondre ».  Celles-ci n’ont pas de côte, on peut donc les utiliser comme des épinards: lavées (pas d’épluchage), hachées grossièrement et hop à la poêle avec de l’huile d’olive et de l’ail, un peu de sel…. on peut s’arrêter là où ajouter un ou tous les ingrédients suivants: tomates séchées, piment d’espelette, chorizo, comté ou parmesan, et des bons oeufs de ferme cassés dessus (les oeufs de chez Mr Lavorel sont au top!), je m’arrête là car certains ne me trouveront plus crédibles… quoique toujours prêts à tester mes expériences. Une pointe de sucre enlève éventuellement le côté terreux. J’adore faire manger des blettes à mes amis car certains sont rétissants et finalement ils sont surpris et aiment. Voilà des idées pour manger du vert!

Les 2 recettes : l’une crue et verte l’autre cuite et blanche, si vous voulez faire un repas de blettes c’est l’occasion!

Unknown-11- Vert de blettes cru façon Jean-Mi (from Aux Crieurs de Vin qui m’a fait part de cette belle association d’une simplicité telle que l’on en mangerait dès que l’on a des blettes sous la main).

– Découper les feuilles de blette de leur côte centrale, laver, essorer.
– Plier / chiffoner vaguement les feuilles de manière à les hacher finement avec un couteau.
– Les mettre dans un joli plat / saladier avec de l’huile d’olive, du thym, du romarin haché fin et des copeaux de parmesan et c’est fait!
→ environ 1 ou 2 feuilles de blette par personne selon votre aptitude lapinovore.
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2- Côtes de blettes, mozzarella, zestes d’orange et menthe

Ces associations se sont faites en plusieurs étapes, suite à un dîner chez une amie qui avait préparer des côtes de blettes à la vapeur, j’avoue avoir été peu alléchée à cette annonce malgré le plaisir de partager ce repas 😉 puis cette même amie avait fait de la poudre d’écorces d’oranges (bien partique d’ailleurs à défaut de zestes). Alors nous avons accompagné ces blettes de cette poudre avec une sauce vinaigre balsamique blanc et huile d’olive. C’était délicieux.

Cette année j’ai ajouté le reste et c’est surprenant car tous ces goûts pourtant prononcés se marient parfaitement.

Pour 4 personnes:
– 8 belles côtes de blettes (lavées et coupées en tronçons de 1 cm environ)
→ les cuire à la vapeur ou à l’eau 10-15 minutes (encore un peu ferme c’est bien) – laisser tiedir ou refroidir (elle peuvent se cuire la veille).
– 2 ou 3 boules de mozza selon leurs tailles et les apétits
→ les déchirer en morceaux
Sauce : huile d’olive, vinaigre balsamique blanc (plus sucré, il adoucit le coté terreux et astringent de la blette)
– Les zestes d’une orange
– 10/15 feuilles de menthe douce / marocaine (pas poivrée) ciselée au dernier moment. On peut mettre quelques feuilles dessus pour la déco.
Fleur de sel…
→ Mélanger la sauce aux blettes, puis disposer les autres ingrédients dessus. Servir dans un grand plat ou individuellement.

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Champignons, Oseille, Chèvre

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Je continue avec le champignon de Paris, toujours pour un grignotage ou apéro, cette fois en version toute crue. Je l’ai tout simplement associé à du chèvre très frais et à de l’oseille crue hachée finement. L’acidulé de l’oseille donne du peps à ce mélange à tartiner!

→ Ecraser du chèvre frais avec de l’huile d’olive et un peu de fleur de sel, y ajouter des champignon de Paris coupé en minuscule (brunoise) et des feuilles d’oseille hachées : 3-4 feuilles pour 50 g de chèvre…

Pourquoi pas farcir les champignons de ce mélange…

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En attendant les tomates… 😉

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Champignons de Paris, Céleri, Pain poêlé à l’huile d’olive, Ail des ours


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Un élan vers les champignons de Paris: étrangement, car j’en achète rarement. La motivation d’une balade d’automne pour les trouver sauvages est sans doute plus grande que de consommer des champignons de Paris, pourtant disponibles facilement, mignons, ronds…  En cette saison, les ressources d’hiver des producteurs haute-savoyards  s’amenuisent et les nouveaux végétaux sortent à peine, c’est le moment parfait pour consommer ces beaux champignons sortis tout droit d’une champignonnière.

Parfait à l’apéritif, pour accompagner une salade ou en mode grignotage tapas… Lire la suite

Sérac, zestes d’orange, crumble chocolat

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Un peu de revendication, nous sommes début avril, NON ce n’est pas la saison des fraises malgré les étalages qui les exhibent fièrement. Chaque année elles débarquent de plus en plus tôt. Patience et profitons encore d’autres saveurs.

Le sérac, rustique et simple cache de belles surprises et deviendrait même subtil. Neutre, il s’assaisonne facilement, en version salée ou sucrée, sa texture est fort intéressante.Je risque de multiplier les recettes et variations, alors trouvez-vous un producteur ou ravitailleur qui le vend très frais! Pour les annéciens, au marché du samedi matin il est excellent chez Stéphane – le bio chèvre (à côté du Pain Tartine, excellent aussi). C’est du sérac de chèvre. Fabriqué à base de petit lait donc très maigre (pour une fois que l’on peut s’en réjouir!),  il porte le nom de sérac dans les Alpes, c’est l’équivalent de la brousse, de la ricotta et encore d’autres noms où il y a des élevages, selon les élevages. Il y en a de chèvre, brebis ou vache.

Pour 4 personnes :

La crème onctueuse

– 400 g de sérac très frais (après quelques jours il ne peut plus s’utiliser en version sucré, vérifiez au nez, c’est le mieux)

– 2 cuillères à soupe rases de sucre

– Les zestes de 2 oranges – bio bien sûr (laisser en un peu sur l’orange, à utiliser au moment de servir)

→ Fouettez le sérac avec le sucre, au batteur pour encore plus d’onctuosité. La texture devient incroyablement douce et lisse)

→ Ajouter les zestes d’orange et mettre au frais. 

Le crumble croustillant → peut se faire la veille

– 100 g de farine (dont 30 g optionnel de farine de châtaigne – ce n’était pas intentionnel :  hasard de rupture de stock qui s’est avéré de bonne augure et donne un goût rustique)

– 70 g de chocolat noir rapé, mouliné : faites comme vous voulez selon vos ustensiles, et si c’est irrégulier c’est pas plus mal.

– 30 g de sucre 

– 65-70 g de beurre demi-sel ou ajouter une pincée de sel 

→ Chauffer le four à 180°C

→ Mélanger dans un saladier les ingrédients secs, puis le beurre sorti tout droit du frigo, coupé en petits morceaux. Malaxer, encore, et quand on obtient la texture parfaite: qui se compacte et se brise facilement. Stop c’est fini!

→ Répartir les « miettes » dans un plat, et mettre au four 25 min. A mi-chemin retourner vaguement ce crumble avec une spatule pour optimiser le croquant. 

→ Laisser refroidir

Au moment de servir (très frais), répartir la crème de sérac dans des coupelles, pots ou verres, et parsemer le crumble croustillant au chocolat dessus (il en restera…) enfin quelques zestes d’orange s’il en reste. Dernière option: quelques cristaux de fleur de sel.

Dégustez: c’est frais, gourmand, surprenant et délicieux!

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Vive le printemps !

Bananes Coco

 

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Allez une mini recette quasiment en direct, après cuisson et dégustation immédiate. L’histoire est simple et la recette aussi. Peu de quoi satisfaire mes papilles à disposition, une envie de douceur et 3 bananes oubliées sérieusement mures!

Et hop un peu d’huile de coco dans une poêle, on ajoute les dites bananes à la peau noire charbon (oh! belle surprise en enlevant la peau elles sont toujours mangeables) coupées en petits morceaux, on saupoudre généreusement de noix de coco râpée, un peu de sucre « fleur de coco« …. çà cuit, les ingrédients s’enlacent et le tour est joué on peut se régaler.

Si vous n’avez pas de sucre « fleur de coco », du Rapadura sera parfait, ou au pire du sucre de canne. Franchement pour ceux qui ne connaissent pas le Rapadura çà vaut la peine d’aller faire un tour dans un magasin bio, c’est addictif dans les yaourts notamment. 

Options à peine plus sophistiquées… une petite (ou grande) lampée de rhum se plairait bien avec ses amies bananes et noix de coco, ou encore un peu de cardamome, faites vos essais!

Jean-Georges

1 Central Park West at Trump Hotel, New York

+1 212 299 3900 – www.jean-georgesrestaurant.com 

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LE bon plan gastronomique de New York. Jean-Georges, 3 étoiles au Michelin. Pour le déjeuner c’est 48 dollars les 2 plats, et ce, tous les jours. Depuis qu’un très cher ami m’y a amenée, c’est un rendez-vous devenu immanquable pour moi à New York. Attention ne pas confondre avec Nougatine qui est son 2ème restaurant dans le même lieu. Au bar,  on ne réserve pas (comme partout à NY) et c’est génial, donc on vient lorsque l’on a envie, jusqu’à 14h30. Le serveur vous donne automatiquement la carte de Nougatine et il faut demander celle de Jean-Georges! Sauf si l’on réserve une table à l’avance chez JG.

On aperçoit les arbres majestueux de Central Park dans cette salle baignée de lumière. C’est contemporain, épuré et confortable, même au bar où l’on est enveloppé sur ces sièges au cuir d’une rare douceur.

La perfection: produits de saison, épices et goûts puissants divinement bien associés. Jean-Georges suit la tendance pimentée de NY et probablement l’inspiration de ses voyages, si bien que chaque plat, dès l’amuse bouche est une extase. La seule difficulté est de choisir parmi cette carte. Inutile de dire que tout est extraordinaire, une aubaine pour les aventuriers.

Soupe de panais, poire, citronnelle et brioche croustillante… IMG_6678

Oursin, yuzu, piment japaleno sur du pain noir.IMG_6680

Rouget, dont la peau est devenue un subtil croustillant de graines, noisettes et épices… mélange brut et délicat, légumes dans un jus acidulé… IMG_6682

Les sens ont leur propre vocabulaire, que les mots ne peuvent remplacer. Il faut donc regarder, sentir et goûter… et même écouter.

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Crème chocolat, poires et kasha

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Very very light, totally vegan dirait-on aux US. J’y part justement et pendant ma connexion à Paris, je partage ce dessert très simple, que j’ai refait récemment.  Peu d’ingrédients, une texture extrêmement douce et légère pour cette crème au chocolat élaborrée à partir de tofu soyeux. Non! je ne suis pas fan de tofu et de soja!! Le mot soyeux est important, vous le trouverez en magasin bio, c’est en général en barquette. Je me suis inspirée d’une recette sur le blog de Cléa.

La crème au chocolat est délicieuse en elle-même dans la mesure où l’on prend un bon chocolat puisqu’il n’y a que çà en 2ème et unique ingrédient. Il faut 5 min de préparation, on peut le réaliser la veille, ou au moins quelques heures avant. J’y ai associé des poires pour plus de gourmandise, l’association poire chocolat fonctionne toujours bien et du kasha pour pour le croquant et faire parler…!

Pour 3-4 personnes

• 120 g de tofu soyeux

• 60 g d’un bon chocolat noir

• Un peu de lait de soja pour faire fondre le chocolat (un autre lait végétal – amande doit bien marcher ou de l’eau à défaut)

• 3 ou 4 poires selon la grosseur

• 3 c à c de kasha (sarrasin grillé)

• Pour poêler les poires 1 ou 2 c à c de sucre de canne et un peu de beurre

→ Faire fondre le chocolat dans un casserole avec le lait de soja

→ Eteindre le feu, ajouter le tofu soyeux, mélanger grossièrement et mixer au mixeur

→ Voilà c’est fait : mettre cette crème dans des coupelles ou autre jolie vaisselle individuelle et mettre au frigo 3 heures ou plus.

→ Eplucher les poires et les couper en tout petit cubes

→ Les passer 10 min à la poêle avec un peu de beurre et de sucre, laisser refroidir et répartir sur les crèmes avant de servir.

→ Parsemer quelques graines de kasha

Risotto poireaux – chorizo

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Avec un air « mine de rien », genre « oh pff des poireaux… pas très sexy… » et bien ce risotto est formidable, il plait toujours, est gourmand, et on peut en faire une version végétarienne qui reste délicieuse. Il contient une bonne proportion de légumes, ce que j’aime faire pour éviter que le risotto devienne « un plat de riz » car souvent, on se retrouve à chercher les soit disant pointes d’asperge ou autre ingrédient prometteur. Lire la suite

Heimat

Pâtes aux fanes grillées

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Ces belles fanes de radis qui picotent! Mais si c’est très bon! Voici un plat rapide, histoire de manger du vert, avec un peu d’amertume. C’est tonique, et à priori tout ce qui est amer est bon pour le foie… au passage. Si on épluche rapidement les radis après les avoir acheté, on lave les fanes comme de la salade ou des épinards et on peut les conserver quelques jours.

Il s’agit simplement de hacher grossièrement les fanes avec un couteau. On met chauffer de l’huile d’olive, puis on ajoute les fanes avec un peu d’ail coupée finement. Au bout de 5 minute il n’y a presque plus rien… çà réduit énormément, on ajoute les pâtes (déjà cuites). A nouveau 5 minutes en remuant, les pâtes s’imprègnent des goûts puis on sert avec du parmesan râpé.

→ Ces fanes cuites seraient aussi très bonnes avec des oeufs cassés dessus, éventuellement du lard grillé! hummm

→ Plus simplement à ajouter dans une soupe… pour plus de vert. 

→ Pas d’inquiétude, le côté « piquant » de la feuille disparait à la cuisson.